Huîtres

Dans le bassin de Saint-Vaast-La-Hougue où se trouvent les parcs à huîtres de la famille Leblond, l’élevage des huîtres remonte aux années seize cents. Depuis, les variétés d’huîtres cultivées se sont succédées pour laisser au final la place à l’huître japonaise ou Crassostrea gigas. C’est une creuse bien en chair, légèrement croquante et qui ne nécessite ni citron ni vinaigrette à l’échalote pour se faire apprécier des palais les exigeants.

Les Leblond pratiquent l’élevage en poche sur table ostréicole surélevée comme le font tous les ostréiculteurs de Normandie ; cette technique se répandant aussi dans d’autres bassins, notamment à Arcachon, en Vendée, en Charente, en Bretagne et en Méditerranée. Au cours de leur croissance, les jeunes huîtres sont placées dans différentes poches dont les mailles sont de plus en plus grandes, de sorte qu’elles arrivent à maturité commerciale dans des poches de maille de 18 à 23 mm.

Une autre caractéristique de l’élevage d’huitres dans cette région est l’utilisation de tracteurs et de remorques agricoles rendue possible grâce à la dureté des plages à l’endroit où il se pratique.

Ceci étant dit, le métier d’ostréiculteur n’est pas de tout repos. Ainsi, ils doivent été comme hiver entretenir les tables ostréicoles, les poches et veiller au développement parfait des jeunes huîtres. Pour ce faire, ils doivent notamment retourner régulièrement les poches pour réduire autant que faire se peut que la quantité d’algues qui s’y fixent et pour éviter que des huîtres situées dans un coin de la poche ne se déforment en grandissant bon gré mal gré sous le poids de leurs congénères.  

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